dimanche, avril 16, 2006

Le plan pour le Québec

par Otto Kretzmer

Le Conseil Canadien des Eglises protestantes, ayant son siège à Toronto, publiait en 1969, une petite brochure intitulée "Quebec's Impending Fate Communist State?" (Le Québec deviendra-t-il un Etat communiste?) De cette brochure, nous citons quelques paragraphes traduits de l'anglais. Il est très utile de relire ces extraits en 2005:

"La Zone la plus militante de l'activité communiste au Canada, c'est la province de Québec. Le premier objectif adopté au Congrès du Parti Communiste du Québec, tenu à Montréal en 1967, fut: «L'établissement dans le Québec, au Canada et dans le monde entier, d'une société socialiste, et finalement d'une société communiste. »

“Notant que leurs objectifs s'accordent avec les efforts des autres groupes révolutionnaires communistes, de par le monde, les congressistes proclamèrent: «Ceci est une fondation de l'internationalisme prolétarien international, science que le Parti Communiste du Québec adopte avec fierté et qui nous guidera dans notre combat.»

"Le Manifeste communiste du Québec de décembre 1967, est un appel aux militants pour établir d'abord un Etat socialiste par une révolution armée si nécessaire, pour en arriver, finalement, à une dictature communiste.

"Le Parti Communiste du Québec déclare, dans son Manifeste: «Le Parti Communiste du Québec est le Parti marxiste-léniniste de la classe ouvrière.»

"Cette déclaration a une grande signifîcation. Elle identifie le Parti Communiste du Québec à une tentacule du Parti Communiste Mondial, coupable des massacres et crimes les plus atroces contre les peuples qu'il a soumis à l'esclavage. Cela représente la boucherie de cent millions de personnes dont le seul crime fut d'exprimer leur confiance dans notre manière démocratique de vivre, ou qui ont mis en doute le droit d'un petit nombre d'imposer leur volonté absolue sur la grande majorité.

"Ce Manifeste du Québec communiste élabora un plan d'action politique et sociale. Ce plan comprend une nouvelle constitution fédérale et une nouvelle constitution pour le Québec, le droit à l'autodétermination pour le Québec, et le privilège de se séparer du Canada si nécessaire."

Séparer le Québec du reste du Canada est donc un plan du Parti Communiste du Québec, plan cité dans leur Manifeste, plan communiste pour la conquête du Québec et du Canada tout entier. Il ne faut pas penser que le communisme soit mort et enterré, même si des pays ont réussi à se libérer de cet esclavage infernal. Le communisme cherche à susciter des révolutions dans les pays pour amoindrir les forces des peuples, et pour arnver finalement à un gouvernement mondial communiste. Le Parti Québécois entre dans le plan du Parti Communiste du Québec.

Faux patriotisme

Les séparatistes se disent les ardents défenseurs de la langue française, de notre culture, de notre identité québécoise. Cependant ils dissocient notre culture de la foi catholique transmise par nos ancêtres. Ils ne se préoccupent guère de sauvegarder le catholicisme au Québec; l'anéantir à tout jamais est leur objectif. Ces ardents indépendantistes nous prêchent le patriotisme sur tous les tons, mais ils travaillent eux-mêmes à l'accomplissement d'un plan communiste athée et anticlérical, le sachant ou ne le sachant pas. Au nom d'un faux patriotisme, on entraîne le peuple québécois vers la séparation qui engendrerait une révolution sanglante, une guerre civile. Le séparatisme découle d'une idéologie socialiste-marxiste. Ceux qui font la bataille pour la séparation, au Québec, ne sont pas des patriotes mais des communistes voilés.

Constitutions marxistes

On entend beaucoup parler de l'élaboration d'une nouvelle constitution fédérale et d'une nouvelle constitution pour le Québec, "le droit à l'autodétermination pour le Québec", une certaine souveraineté. Ces changements correspondent étrangement avec le Manifeste de 1967 du Parti Communiste du Québec. Ottawa contribuerait-il lui-même à séparer le Québec du Canada? Serait-il dans le complot pour provoquer une guerre civile? Veut-on établir au Québec et au Canada des constitutions athées, marxistes et communistes pour nous acheminer vers un gouvernement mondial tyrannique?

Le Canada et toutes les provinces sont esclaves de la Haute Finance. C'est là le véritable problème. Nos gouvernements, du plus grand aux plus petits, sont enchaînés par les dettes publiques. Quand donc briseront-ils les chaînes de la dictature bancaire et cesseront-üs d'aller s'agenouiller devant les contrôleurs d'argent pour emprunter des chiffres? Le point à changer dans les constitutions fédérale et provinciales est de détacher le Canada et toutes les provinces de la Haute Finance, notre ennemi commun. La loi qui autorise les banques, des institutions privées, à créer l'argent, doit être abolie.

il est aussi important de se rendre compte que le concept ou le mot 'communisme' sont employés comme un masque pour le nouvel ordre mondial, commençant par la Révolution Bolchevique en 1917 et se continuant inchangé jusqu'à présent.

Les énergies et les idéaux des ouvriers sont employés par les protecteurs de telles révolutions - les Grands Banquiers - pour démolir ce qui a été méthodiquement créé par les générations avant nous. Au prix du sang et de la destruction, le pouvoir des banquiers s’est étendu et consolidé tandis que les prolétaires se trouvent dans une position de beaucoup pire qu’au commencement: ils font face à la perspective de rien de moins que l'esclavage.

Dans mon premier article, j’ai décrit sans le prouver ce qu’est le mouvement séparatiste, qu’il soit du Québec ou de n’importe quelle partie du globe. Pour ce qui est des séparatistes du Québec, j’ai personnellement connu un membre du FLQ, Charles Gagnon, qui a toujours été communiste. Je ne sais pas ce qui en est advenu, car je l’ai perdu de vue depuis des lustres. Je vais aussi démontrer que les séparatistes sont manipulés par la franc-maçonnerie et que la maçonnerie est active et présente dans tous les secteurs de nos vies.

Il y a eu différents mouvements séparatistes au Québec, mais je vais surtout me concentrer, au départ, sur le RIN et son ex-président et défunt Pierre Bourgault. Le lecteur anglophone ou celui qui ne connaît pas l’histoire du Québec va certainement être surpris par certains faits et certaines déclarations. Je m’y attends et c’est normal.

Toutes les organisation, qui ont mobilisé les revues “Parti-Pris” et “Révolution Québécoise" comme avant-garde de leur poussée, veulent se servir du nationalisme ( même de bon aloi) des Canadiens-français pour lancer la révolution communiste au Québec.


Pour ces organisations, le séparatisme e ( il faudrait plus proprement dire la tactique indépendantiste) n’est q’un moyen d'arriver à leurs fins, un "cheval de Troie" mis au service des aspirations à l'hégémonie mondiale de Moscou (ou de Pékin!) Voyons, à titre d'illustration, ce que nous pouvons lire à ce sujet, dans la revue "Révolution Québécoise" de septembre 1964:

« De même que toute guerre impérialiste doit être transformée en guerre civile (1) pour renverser le pouvoir des classes dirigeantes responsables, de même TOUT mouvement nationaliste doit être transformé en mouvement socialiste pour libérer les classes populaires (P.35).

Nous savons que d'excellents chrétiens ont été trompés par le RIN-PQ-BQ et sa fausse parure patriotique. Mais, outre que Monsieur Bourgault répètait à qui voulait l'entendre, que le Québec "indépendant" sera socialiste, l'apologie qu'on va lire de la revue marxiste "Révolution Québécoise", faite par la publication officielle du RIN, "L'indépendance" (novembre 64, p. 7), devrait fournir une raison largement suffisante à tous les patriotes et chrétiens du Québec d'opposer un refus total, en paroles et en actes, au PQ-BQ-RIN. Voici le texte du journal officiel du RIN. "L'indépendance" (Novembre 64):

Une nouvelle revue vient de sortir: "Révolution Québécoise", dirigée par Pierre Vallières (un ancien fequiste), qui a quitté l'équipe de "Cité Libre" (Pierre Elliot Trudeau faisait partie de cet équipe de Cité Libre), pour participer à l'édification d'une cité libre à la mesure de notre époque: celle que formera demain le Québec "libéré" (!) où tous les biens seront équitablement repartis (!!). Cette revue s'ajoute aux quelques revues d'avant-garde qui sont nées au Québec, ces dernières années, et devra prendre place dans la bibliothèque de tout indépendantiste qui a à coeur de se renseigner sur les problèmes économiques et culturels du Québec."

Le journal officiel du RIN-PQ-BQ propose donc à tout indépendantiste de lire une revue qui se reconnaît elle-même comme communiste-léniniste. Il semble donc inutile d'insister tant il est aisé de reconnaître l'idéologie dont s'inspire à son tour le RIN-PQ-BQ. Mais il est nécessaire de revenir sur le sujet, afin d'examiner plus particulièrement, cette fois, le "Rassemblement Pour l'Indépendance Nationale". En effet, monsieur Pierre Bourgault, l’ex-président du RIN, avait fait une tournée à travers le Québec. Il avait été reçu officiellement dans certaines mairies, dans certains séminaires catholiques, et même, il avait tenu des assemblées publiques dans un monastère dominicain bien connu de Montréal. Voyons donc ce qu'il en est.

LE RIN ET LA RÉVOLUTION

Dans son édition du 10 octobre 1964, le quotidien montréalais “Le Devoir” publiait sous la rubrique "L'Opinion du lecteur", en page 4, un long article intitulé : "L'indépendance du Québec.” Cet article permet un dépistage des buts poursuivis par le RIN-PQ-BQ. Pour être clairs et faire court, nous avons pris la liberté de retenir de l'article seulement les passages les plus significatifs. En voici le texte:

« Les partis et les mouvements indépendantistes, qui prolifèrent dans le Québec, soutiennent des théories opposées, suivant qu'ils se disent de droite ou de gauche. Certains d'entre eux se proclament les champions de l'indépendance; mais en scrutant leurs écrits, on s'aperçoit que leur but réel et ultime c'est la révolution par le socialisme scientifique de Karl Marx. Pour nous conduire à ce but, ils utilisent comme "thèmes de recherches et de combats le socialisme, le laïcisme et l'indépendantisme". Je réfère en particulier à la revue Parti-Pris et au journal "L'Indépendance", organe officiel du RIN.

« A l'appui de cette grave accusation, voici quelques citations typiques qu'il serait possible de décupler.

« On a publié un numéro spécial de Parti-Pris, le premier septembre 1964. Le "manifeste" débute par un témoignage de Marx sur la Révolution; puis, à la page 12, on peut lire:

"L'indépendance, qui était un but, devient un préalable, une étape nécessaire dans la lutte révolutionnaire qui la dépasse et l'amplifie".

"Nous verrons que l'authenticité de l'idée indépendantiste réside dans une pensée et ,une pratique politique de gauche" (P. 23).

"C'EST AU RIN QUE FUT PRONONCE POUR LA PREMIÈRE FOIS LE MOT RÉVOLUTION" (p. 25).

"Formés à l'école de Sartre, soit celle du Marxisme-Léniniste, nous nous sommes entendus sur la nécessité d'utiliser, comme thèmes de recherches et de combats le socialisme, le laïcisme et l'indépendantisme" (p. 36).

"Suivent et précèdent des tirades sur les privilèges des clercs et "la reconnaissance du droitDROIT de croire que la religion est un mal" (p. 30).

"L'Indépendance, journal du RIN, et Parti-Pris (2) s'entendent bien, même si, pour le public, ils gardent des distances. Par exemple, c'est dans Parti-Pris que le président actuel du RIN, Monsieur Pierre Bourgault, a publié. le 3 décembre 1963, son programme politique et électoral.

"Mais c'est bien dans L'Indépendance de juillet 64, page 2, 2ième colonne, qu'on écrit:

"Il est temps de rappeler que l’indépendance est un moyen qui doit nous conduire à la révolution populaire et sociale".

"Le parti révolutionnaire qui fera l'indépendance abolira, par exemple, le système du bipartisme..." (p. 6).

"Alors nous saurons préconiser publiquement, et accomplir surtout, la séparation, la grande, du spirituel et du temporel, de l'Eglise et de l'Etat" (P. 2) ."

Cette citation a peut-être semblé longue à certains, mais elle était nécessaire. Elle révèle le parentage communiste au Québec, et la place qu'y occupe le RIN-PQ-BQ.



TACTIQUES DU RIN

En décembre 64, M. Bourgault est rentré d'une "tournée emballante" dans le Québec. C'est le titre même de l'article qu'il écrivait dans le journal du RIN du même mois. il déclarait notamment dans cet article:

"La violence passée nuit à notre action présente et ça n'est pas au nom de principes que nous la dénonçons, niais au nom de l'efficacité.”

Comment interpréter cela ? Volte-face? Conversion? Non: car la violence passée n'est pas dénoncée "au nom de principes", c'est-à-dire en référence aux commandements immuables qui viennent de Dieu, ou en référence à une morale authentique, mais au seul "nom de l'efficacité." Hier la violence pouvait être utile, aujourd’hui, non! Parce qu’on s'est aperçu que le peuple du Québec avait encore un sens morale solide à cette époque, et que, par suite, le recours à la simple notion de “violence" soit impopulaire, et de ce fait, entravait l'action du RIN. Mais demain? Demain, peut-être, la violence pourra être utilisée. Tout dépend de la plus grande efficacité. Par la suite, nous avons connu les bombes qui sautaient un peu partout et le meurtre tragique de Pierre Laporte.

Pour bien montrer, combien la pensée de M. Bourgault était bien dans le “tour” de la dialectique communiste, il serait bon de citer ici deux extraits d'un article sur la "Vraie nature du communisme" de Jean Daujat:

« La plupart de nos contemporains, écrit monsieur Daujat, ne savent comment se comporter vis-à-vis du communisme parce qu'ils ne le connaissent pas, ce qui les conduit à se laisser entraîner ou utiliser par lui. Ils sont notamment complètement déroutés par les perpétuelles contradictions des communistes, lesquels font et disent souvent le contraire de ce qu'ils ont fait la veille, ce qui amène les uns et les autres à s'émerveiller de leur évolution. Cette incompréhension du marxisme a de graves conséquences ...

« ... Car, pour une telle philosophie (marxiste), la seule considération qui compte sera donc la puissance matérielle, l'efficacité; la seule règle sera de dire ou de faire ce qui rend l'action à exercer, plus efficace et plus puissante. Il n'y a plus aucune considération de vérité, de bien, ou de justice qui intervienne.

« Ce que dit ou écrit un vrai communiste n'est jamais l'enseignement d'une vérité, ce qui n'a aucun sens pour lui, mais une propagande pour entraîner dans l'action à exercer: il s'agira de dire non ce qui est vrai, mais ce qui sert plus efficacement l'action à exercer.

« Il est donc absurde de dire, comme le font certains, que l'on peut collaborer a une action exercée par les communistes tout en n'adoptant pas la doctrine marxiste. Car le communisme n'est pas du tout l'enseignement d’une doctrine, niais l’action exercée par le communisme lui-même. » (Jean Daujat: La vraie Nature du communisme)

"La violence passée nuit à notre action, écrivait M. Bourgault, et ça n'est pas au nom de principes que nous la dénonçons, mais an nom de l'efficacité." Cette simple phrase peut nous en dire long sur la philosophie du mouvement séparatiste. Lénine n'écrivait-il pas: Le marxisme doit tenir compte de la réalité vivante, des faits précis et non se cramponner à la théorie d'hier. Notre doctrine n'est pas un dogme, mais une règle d'action (Lénine, 0euvres XXIV).

QUI ÉTAIT PIERRE BOURGAULT?

En mai 1964, Monsieur Pierre Bourgault faisaitt publiquement confession d'agnosticisme dans le magazine MacLean (p. 44). Il renouvelait cette confession publique sur le réseau de télévision; il l'a réaffirmée à Alma, au Lac St Jean, devant la presse régionale; et à Valleyfield, enfin, sur les ondes du poste local de radio.

Pendant cette interview accordée à la presse de la région de Valleyfield, le 17 novembre 1964, un journaliste a lu à Monsieur Bourgault ce que le Concile de Vatican I avait statué à propos de l'agnosticisme, à savoir: "Si quelqu'un dit que le seul vrai Dieu, notre Créateur et Seigneur, ne peut pas être connu certainement par la lumière de la raison au moyen des choses qu'Il a faites, qu'il soit excommunié. Ce à quoi Monsieur Bourgault répliqua: Je pourrais être méchant et vous répondre comme Jean-Paul Sartre: Je ne communias déjà plus!

N’oublions pas qu'un jour ou l'autre, tout homme, toute idéologie, toute institution sociale ou société humaine doit se prononcer pour ou contre l'Eglise. Le mouvement séparatiste a pris parti et il n'a pas fait exception à la règle. Relisons attentivement la citation rapportée dans "I'indépendance" (juillet 64).
Le journal officiel du RIN écrit: Alors nous saurons préconiser publiquement, et accomplir surtout, la séparation, la grande, du spirituel et du temporel, de l’Église et de l'Etat. Que faut-il en penser?

Le citoyen chrétien sait naturellement que ce n'est pas la société, mais l’homme qui a une âme immortelle. Il s'en suit ipso facto que la société (avec son gouvernement) soit faite pour l'homme, et, que l'homme soit fait pour Dieu. A cette lumière, la proposition du mouvement séparatiste qui dit “préconiser publiquement, et accomplir surtout, la séparations, la grande, du spirituel et du temporel, de l'Église et de l'Etat", ne sera pas sans rappeler la sentence célèbre de Lénine: Dieu est l'ennemi personnel de la société communiste.

Imposer "la séparation, la grande, du spirituel et du temporel, de l'Église et de l'Etat" à une société humaine, c'est au fond imposer à un homme de séparer pratiquement son corps de son âme, car l'un est temporel et l'autre est spirituelle! Et ce n'est pas qu'on veuille établir là une simple distinction entre le spirituel et le temporel, mais on exige la séparation, "la grande"), "l'accomplir surtout" ne vas pas sans violence, ni terrorisme. Lénine ne s'en cachait pas lorsqu'il déclarait: Des millions d'ordures, de souillures, de violences, de maladies, de contagions sont bien moins redoutable que la plus subtile, la plus épurée, la plus invisible idée de Dieu.

Comme on s'explique bien alors l'opposition véhémente du Pape Saint Pie X à cette doctrine: qu'il faille séparer l'Etat de l'Église, s'écriait-il, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée en effet sur ce principe que l'Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d'abord gravement injurieuse pour Dieu; car le Créateur de 1'homme est aussi le Fondateurs des sociétés humaines, et il les conserve dans l'existence comme il nous soutient. Nous lui devons non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l'honorer.

Il faut préciser ici une chose: la laïcité - ou humanisme séculaire - est une religion reconnue dans un jugement de la Cour suprême américaine. Quand les libéraux et les libres-penseurs nous dorent la pilule en nous parlant de la pseudo-neutralité, ils mentent sciemment. La neutralité n’existe nullement dans l’univers. Ce sont les chantres du Mouvement Laïque Québécois qui ont donné l’ordre au gouvernement du Québec et du Canada d’enlever les droits ancestraux, droits donnés par la Constitution, concernant l’enseignement du catholicisme et du protestantisme dans les écoles du Québec. Le MLQ est aussi derrière le mariage homosexuel ou union civile. Le MLQ est le véritable gouvernement du Québec, pas l’inutile Assemblée nationale, bourrée d’hypocrites qui aiment serrer les mains, paraître en public et se promener en limousine.

Le RIN, pour donner à sa position un semblant d'orthodoxie, répandait volontiers parmi ses membres l'idée qu'il faille libérer la religion de la politique; en fait, il se proposait exactement le contraire: "libérer" la politique de la religion! et cela s'appelle du laïcisme. Et le laïcisme est une véritable religion: la franc-maçonnerie . "Dans la vie des états eux-mêmes, écrit à ce sujet Pie XII, la force et la faiblesse des hommes, le péché et la grâce, jouent un rôle capital, la politique du 20ième siècle ne peut l'ignorer, ni admettre qu'on persiste dans l'erreur de vouloir séparer l'état de la religion au nom d'un laïcisme que les faits n'ont pu justifier" (Noël 1956).

Non! "L'Eglise catholique ne se laissera jamais enfermer entre les quatre murs du temple! La séparation entre la religion et la vie, entre l'Eglise et le monde, est contraire à la doctrine chrétienne et catholique!" (Pie XII).

Il est alors aisé de se rendre compte que la doctrine révolutionnaire" du mouvement séparatiste est "contraire à la doctrine chrétienne et catholique"; quelle est, de ce fait, "une thèse absolument fausse, très gravement injurieuse pour Dieu, Créateur de l'homme et fondateur des sociétés humaines". Et, il est d'une rigoureuse logique de conclure que tout catholique militant doit se faire un devoir de mettre sa haine de l'erreur et son amour de la vérité à combattre, ouvertement et au grand jour, une telle idéologie!

Je terminerai en rapportant la déclaration publique (encore une entre plusieurs) de M. Bourgault, publiée dans LA PRESSE dont il était alors rédacteur, le 3 février 1964 (page 17). Il s'agit du rapport d'une assemblée tenu la veille, le 2 février à l’école Champagnat.

"Ces maquis prolifèrent, maquis de la neutralisation, du bilinguisme, mais aussi maquis de la trahison, des corps intermédiaires, des évêques et des détounateurs de fonds publics."



M. Bourgault met donc tout simplement les évêques en compagnie des détournateurs de fonds publics, ce qui ne l'empêchait pas, cependant, d'être reçu dans certains de nos collèges catholiques. L’ex-président du RIN était un homme qui n'aimait pas, disait-il volontiers, mêler " la religion à la politique, ni même à sa vie; mais il ne se gênait pas pour avilir l'Eglise dans ses assemblées publiques!

Quel est le vrai but du mouvement séparatiste?

Nous avons pu voir clairement, malgré les distances que les deux mouvements gardaient prudemment pour assurer l'efficacité de leur action auprès du public) que le RIN suivait de très près les mêmes buts que l’équipe marxiste de Parti Pris.

“Cherchant les moyens capables de réaliser la Révolution, Marx a trouvé la misère", écrivait Rosenberg. Sais doute, s'il eût vécu au Québec, en 1965, Marx eût trouvé l'indépendantisme. Et la question revient: Quel est le vrai but du mouvement séparatiste?

La réponse: "Il est temps de rappeler, écrivait-on dans l'Indépendance de juillet 64, que l'indépendance est un moyen qui doit nous conduire à la Révolution populaire et sociale.” Voilà le vrai, l’unique but du mouvement séparatiste! Et ce n'est pas par hasard que ce but soit le même que celui du 'Parti Communiste mondial: Staline déclarait au VIIième congres mondial du Komintern: "Tous les détours, tous les zigzags de notre politique n’ont qu’un seul but: la Révolution mondiale!”

Encore une foi, il est clair qu'un catholique authentique ne saurait militer dans les rangs du mouvement sécessionniste, s’il veut réellement demeurer catholique



"CERTAINES" DÉCLARATIONS DU PRÉSIDENT DU RIN

A propos du peuple québécois:

"Donnez-moi 5% de la population du Québec, et je la conduirai où je veux car je conduirai 95% d'endormis." Pierre Bourgault à Alma, sous-sol de l'église St-Sacrement le 2 novembre 64

«Malgré l'histoire, malgré l'anglais, malgré les notables et un peu aussi malgré nous hélas!, le peuple québécois était resté français. J'en fus violemment retourné. Ce peuple n'avait pas eu besoin de directives pour affirmer sa fierté française à la face du monde entier» Pierre Bourgault

A propos du terrorisme:

"Mais si Michelle Duclos a préféré la cause des noirs à celle des québécois, je la comprends. Pour ma part, si j'étais un noir ça fait longtemps que j'aurais tout fait sauter." Pierre Bourgault
21 février 65, Centre Paul Sauvé

A propos de la morale sociale :

"La violence passée nuit à notre action présente et ça n'est PAS au nom des principes que nous la dénonçons mais au nom de l'efficacité." Pierre Bourgault dans "L'Indépendance" décembre 64

A propos de religion

"Je pourrais être méchant et vous répondre comme Jean-Paul Sartre : Eh quoi ! je ne communiais déjà plus. . ." Pierre Bourgault interview enregistré le 17 novembre. 64 à Valleyfield au poste local de Radio

A propos de ses adversaires :

"Ces maquis prolifèrent, maquis de la centralisation, du bilinguisme, mais aussi maquis de la trahison, des corps intermédiaires, des évêques et des détournateurs de fonds publics." Pierre Bourgault 2 février 64 - Ecole Champagnat

"Car les partis réellement socialistes n'ont pu prendre ie pouvoir en quelque Pays que ce soit, que pendant une guerre civile" précisait la revue "Parti-Pris".

Redisons-le clairement, "Parti-Pris" était une revue communiste. D'ailleurs ils ne le cachaient pas et écrivent ouvertement dans leur numéro de septembre 1964: Le Marxisme, dont nous nous réclamons n’est pas un catéchisme, mais avant tout une méthode d’analyse et de travail qu’il s’agit pour nous de mettre en oeuvre au Québec.

Pourquoi donc monsieur Bourgault, ex-président du RIN, publiait-il son “programme politique et électoral” dans une revue qui s’affichait ouvertement marxiste-léniniste?

Cet idéal de rupture du spirituel et du temporel est l’âme de la Révolution (avec un grand "R". il est très instructif de lire ce que Staline écrivait à ce propos :

En réalisant une telle séparation (de l'Eglise et de l'Etat) et en proclamant ta liberté de religion nous avons en même temps réservé à tout citoyen (entendez : au Parti Communiste) le "droit" de lutter, au moyen de la conviction de la propagande et à travers l'agitation... contre toute religion" (Voprosy Léninisme, Léningrade 1932, pp- 285-286). On le verra de mieux en mieux, le mouvement sécessionniste et le Parti communiste convergent vers un seul et même but: la Révolution.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

RIDICULE!!!! SVP ARRÊTEZ DE NOUS ENVOYER DES FAX POUR PUBLICISER DE BLOGUE.

BONNE JOURNÉE QUAND MÊME!

11:36 a.m.  

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