jeudi, mai 07, 2009

Preuves de l'influence de la franc maçonnerie du Grand Orient de France sur la politique canadienne et française

Note: la loi sur les archives du Québec interdit la publication du nom des personnes sauf 30 ans après leur décès.
Les noms cités dans ce blog proviennent donc d'autres sources: articles de journaux, registre des entreprises, etc.

Source: fonds J-Z Léon Patenaude, Archives du Centre de recherche Lionel-Groulx.

J-Z Léon Patenaude était un ami personnel de Pierre Elliot Trudeau (Globe and Mail, 28 juin 1977) et il était membre du conseil pour l'unité canadienne. Il était aussi un membre notoire de la loge Montcalm du Grand Orient de France à Montréal. Cependant:

- En 1976 Patenaude fonde L'institut Canadien d'Action Démocratique.
Cet organisme se donnait comme but de "développer et d'améliorer les lois". La lutte pour la laïcité au Québec étant donnée en exemple.
Parmis les participants de la réunion du 11 mai 1976 on trouve deux députés du Parti Québécois (dont un futur ministre), un sénateur et un grand journaliste du journal La Presse. Le reste des participants est composé de membres de la loge Montcalm. (p30-b1-c1)

Commentaire: donc en 1976, un député et un futur ministre du Parti québécois discutaient de projets de lois avec des fédéralistes notoires et un groupe de francs-maçons?

-Dans un câble daté du 2 mars 1978 et adressée au Grand Orient de France à Paris, Patenaude demande au Grand Orient d'organiser une rencontre d'urgence "afin d'obtenir affaire haute importance" entre un ministre fédéral canadien et un ministre du gouvernement français. (p30-b1-c21)

Commentaire: Patenaude qui était fonctionnaire fédéral à l'époque avait donc le pouvoir d'obtenir une rencontre entre deux ministres en passant par un groupe de francs-maçons???

-Dans une lettre datant du 31 août 1978 et adressé à un ministre fédéral, Patenaude exprime le souhait que des personalités politiques et des hauts-fonctionaires participent au congrès de la Ligue Universelle des francs-maçons en préçisant que la sections canadienne de la Ligue "oeuvre pour l'unité canadienne". (p30-b2-c16)

-Dans une lettre datée du 22 novembre 1978, adressée à un dirigeant français de la Ligue Universelle des francs-maçons, Patenaude se plaint de la loge Liberté de Montréal qu'il décrit comme étant "un groupe fortement politisé composé d'extrémistes indépendantistes très marqués de politique partisane et sourtout anti-anglophone". (p30-b2-c1)
Les membres de la loge Liberté ne furent pas invités au congrès de la Ligue.
Un des projets de Liberté était de créer un Grand Orient du Québec mais Patenaude (qui savait tout ce qui se passait dans cette loge) a contrecarré leur projet en créant lui-même le Grand Orient du Québec et en obtenant la lettre patente.
Aujourd'hui, le grand Orient du Québec n'existe plus mais on a par contre un Grand Orient du Canada...

vendredi, mai 01, 2009

Les francs-maçons francophones au Québec sont du côté du Grand Orient de France

Voici le serment maçonnique du québécois Léon Patenaude qui fut initié par le Grand Orient de France en 1975. Notez le passage sur la laicité.
Ceci est un extrait d'une entrevue avec le franc-maçon J-Z. Léon Patenaude, fondateur de la ligue des droits de l'homme en 1963 ainsi que du salon du livre.

"Q: que pensez-vous de la Maçonnerie anglo-saxonne du Québec?

R: elle est protestante. A partir de ce moment, elle groupe surtout des déistes. Ainsi, presque
tous les Canadiens-Français qui jouent un rôle dans la maçonnerie sont du côté du Grand Orient."
(source: "L'Alliance", Le bulletin mensuel du franc-maçon, février mars 1984, Vol.1 No 10/11, page 5)

Au Québec, la franc-maçonnerie est divisée sourtout selon la langue:

"La Grande Loge du Québec regroupe 8 000 membres, anglophones pour la plupart. Les francophones qui en font partie doivent s'exprimer en anglais en loge. Sur les 103 loges du Québec, à peine une dizaine sont francophones. J.L, franc-maçon actif pendant 20 ans au sein de la Grande Loge du Québec, ne peut s'empêcher de remarquer: «J'ai cru longtemps que l'union entre anglophones et francophones était possible au sein de la maçonnerie. Mais au fil des ans, j'ai compris que même si les anglophones nous respectent, c'est difficile pour eux de nous accepter réellement." (Le Soleil, 30 mai 1987, DOSSIERS: DANS LES COULISSES DE LA FRANC-MAÇONNERIE, CLUB SÉLECT OU POUVOIR PARALLÈLLE?)

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La Grande loge du Québec étant sourtout dirigée par des anglophones, ces derniers ne veulent pas que leur membres francophones entretiennent des relations avec les loges du Grand Orient de France:
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"C'est donc au GODF qu'on retrouve les francophones. L'aversion entre les deux groupes est sans équivoque. «Si vous parlez aux gens du GODF alors moi, je n'ai rien à vous dire». Et Ken Aldridge, porte-parole de la Grande Loge du Québec raccroche le récepteur téléphonique avec fracas." (idem)

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Ironique de constater que les francs-maçons ne sont même pas capable d'appliquer entres-eux leurs grands principes de tolérance et de fraternité universelle! Sans parler des nombreuses loges ethniques qui existent au Québec. Il y aurait même dans les loges des frictions entre les francs-maçons québécois et leurs "frères" d'origine européenne, ce qui aurait entraîné la création en 1973 de la loge Delta, uniquement composée de canadiens-français...(source: Les francs-maçons à l'Hôtel de ville, Le Matin, Montréal, 4 mars 1987)

Malgré cette "excommunication" maçonnique décrétée par les maçons anglophones de la Grande Loge du Québec envers les "irréguliers" du Grand Orient, la réalité est que les francs-maçons francophones entretiennent des contacts étroits entre-eux. la preuve de ceci est qu'il existe au moins un haut gradé de la Grande Loge du Québec qui était en même temps membre de la loge Liberté de Montréal en 1987:
Source: Le Courrier Français (de Montréal), AVRIL 87. Article: Les fils de la lumière sont parmis nous.

Sur le plan de la politique canadienne, oubliez les divisions artificielles entre "souverainistes" et "fédéralistes", entre la "gauche" et la "droite", entre les "bons" et les "méchants" . Les francs-maçons ne se mèlent pas de petite politique partisanne: leur tactique consistant plutôt d'infiltrer tous les partis et de participer à toutes les causes. Par exemple, remarquez à quel point les politiciens francophones ont tendance à voter à l'unanimité quand vient le temps d'imposer l'agenda du Grand Orient de France: marriages homos, abolition de la peine de mort, abolition de l'article 93 de la constitution qui garantissait l'enseignement confessionnel, agenda féministe radical, cours ÉCR etc., etc.

Voilà donc ce qui explique la mainmise totale de la pensée unique de gauche au Québec (la soit disant "société distincte")

Citation: "Les Francs-Maçons francophones québécois tiennent compte des réalités sociologiques, culturelles et politiques de la société distincte du Québec."

-J-Z Léon Patenaude, Les francophones dans la franc-maçonnerie, Le Devoir, 17/6/87

-D'après la liste des participants au congrès de la Ligue Universelle des francs-maçons (dont le congrès mondial avait lieu du 13 au 17 septembre 1978 dans les locaux du Club Canadien au 438 rue Sherbrooke Est à Montréal), on retrouve parmis les noms, en plus des membres de la loge Montcalm des dirigeants de loges francophones de la Grande Loge du Québec, de la Société St-Jean Baptiste, du club Rotary, du Club Richelieu, de la Grande Loge du Canada en Ontario ainsi qu'un éminent prêtre catholique du Québec... (p30-b2-c16,fonds J-Z Léon Patenaude, Archives du Centre de recherche Lionel-Groulx.)
L'union c'est la force après tout...

Ça ressemble étrangement tout ça aux ramifications qu'avait à l'époque l'Ordre de Jacques Cartier au Québec. Le Grand Orient serait il la Patente v. 2.0 ? (la P2 du Québec?)
Le nouveau clergé secret anti-catholique qui règne sur le Québec?

Quand on sais aussi les liens entre le Grand Orient et le Mouvement Laïque Québécois, Amnistie Internationale section francophone, Info Secte, La Ligue des Droits et Libertés, etc. comme on l'a démontré ici dans des articles précédents, on devine aussi la pénétration des médias au Québec pour se faire à chaque occasion le porte-voix de tous ces organismes et de leurs causes. Il faudrait aussi relire le post suivant où Patenaude se vantait de pouvoir faire publier des articles dans le journal La Presse:
http://complotquebec.blogspot.com/2007/07/laffaire-opus-dei.html

dimanche, avril 26, 2009

Le maire Camillien Houde était il un franc-maçon?

(Note: preuve de plus démontrant que les politiciens québécois sont du côté du Grand Orient de France. Rappel: Jean Drapeau reçoit en 1975 une médaille du GODF. 1985, même chose pour René Lévesque. 1987: Jean Doré reçoit le Grand Maître du GODF. )

Le JEUDI 20 MARS, 1952, le journal "Le Canada" nous informe qu'un "philosophe" français, un certain Marius Lepage, fera un voyage à Montréal pour donner des livres de "grand luxe" au maire de Montréal Camillien Houde.

Probablement la nouvelle la plus insignifiante jamais publiée dans un journal.

En réalité, le "philosophe" en question était un franc-maçon français du 33e degré en mission officielle à Montréal pour tenter de rétablir les liens entre la franc-maçonnerie anglaise et française. Les livres de "grand luxe" offerts au maire Houde étaient des ouvrage d'histoire maçoniques, un autre "détail" que le journal "Le Canada" oublie de nous informer.

Source: brochure de la Grande Loge du québec, "Masonic light" mai-juin 1952.


LE CANADA - MONTREAL, JEUDI 20 MARS, 1952

LIVRES DE GRAND LUXE POUR LE MAIRE DE MTL.

C'est le 3 avril, au cours de l'avant-midi, que M. Marius Lepage arrivera, par avion, de France à Montréal (Dorval) où il sera reçu par un groupe de l'Amitié française-canadienne. Ce journaliste et philosophe, directeur des "Cahiers du Symbolisme", donnera quelques causeries à Montréal où il ne passera que quatre jours, en route pour Détroit où un autre groupe a organisé pour lui des tournées de conférences, en langue française et en langue anglaise, aux Etats-Unis.

Il donnera une conférence de presse au cours de son séjour à Montréal.
La visite de M. Lepage en Amérique est faite à titre personnel, mais il profitera de son séjour à Montréal pour remettre au maire de cette ville, S.H. M. Camillien Houde, deux éditions de luxe. Le premier livre a été écrit par le préfet de la Mayenne, M. Edmond Dauphin, en collaboration avec son parrain, ancien préfet de la Mayenne. Cet ouvrage raconte l'histoire du château de Rambouillet, où il a déjà été sous-préfet. On sait que c'est a Rambouillet, à quelques kilomètres de Paris, que se trouve la maison de campagne du président de la Republique, où se trouvent des chasses réservées superbes, connues sous le nom de "tirées de Rambouillet". Le second livre d'art traite de la "Chouannerie". Il a été imprimé par les soins du Maire de Laval, S.H. le maire Albert Goupil, vieux-maitre imprimeur de beaucoup de goût, imprimeur de l'Evêché, dont un frère est Jésuite.

M. Marius Lepage qui présentera ces deux livres à titre personnel, de MM. Edmond Dauphin et Albert Goupil, dirige dans la Mayenne, tout ce qui concerne la vie effective du département. Il a charge des sections commerce agriculture, industrie. Il dirige aussi les routes, les voies navigables et la circulation automobile et camion, en plus de la police.

Il profitera aussi de son court passage pour visiter à titre personnel, les bureaux de la police de Montréal, ceux de la police provinciale, de même que nos édifices publics et nos maisons de haut savoir.

De retour de sa tournée aux Etats-Unis, il repassera par Montréal pour reprendre l'avion qui le reconduira dans son pays.

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MASONIC LIGHT
MAY-JUNE 5952 (i.e 1952)

Wor. Bro. Marius Lepage 33° of France Visits Canada.

We were, indeed, pleased to receive the visit, both at our office and our home, of Wor. Bro. Marius Lepage, editor of the French Masonic periodical, "Le Symbolisme", who is a 33° mason and the Wor. Master of the "Volney" Lodge of Laval, in the old province of Maine, France. This 11th century town is the native city of the First R.C. bishop of Canada, Mgr. Montmorency-Laval.

Bro. Lepage is a colleague of ours in the Philalethes Society in which we both hold fellowships. He apparently gave us the preference over many prominent Montrealers to whom he held letters of introduction (including Mayor Houde) — and spared us two evenings and an afternoon for the exchange of views on things masonic here and on the European continent, where I lived for many years.

When we know that Bro. Lepage was the Secretary of that eminent occultist, Bro. Oswald Wirth, and a contemporary French Masonic historian, Albert Lantoine, whose 33° decoration he wears and that he has just completed a volume on the history of Freemasonry in Mayence. we realize that he is more than the average casual Masonic visitor.

One of the purposes of his visit to America was to discover why fraternal relations cannot be restored between our jurisdictions and his "obedience" (the Grand Orient de France), which is accused, falsely claims Mr. Lepage, of being atheistic, whereas the worst that it can be accused of is being neutral in its attitude towards Divinity, due mostly to the fact there are Moslems and Buddhists, as well as Christians, in the ranks of the Grand Orient. An initiate can, if he so desires, be obligated on the Bible, the Koran, the, Bagdavagista or any other Sacred Book he desires, all of them being available in the leading Temples.

Incidentally, Bro. Lepage left with us a copy of a book by his master, Wirth, entitled: "Qui est régulier?" suggesting that the Grand Orient adheres more closely to Anderson's constitution than we do, notably as regards the attitude towards colored adepts of the Prince Hall fraternity. Of course, I explained, we in Quebec entertained no race prejudice - - - - in-so-far as our colored Brethren are concerned!

Bro. Lepage, although he speaks excellent English, preferred contacting French-speaking Masons of this jurisdiction, thinking that since Manitoba officially recognizes the Grand Orient, it should be comparatively easy to restore the fraternal relations that once existed between our jurisdiction and his own. We were sorry we had to undeceive him, telling him the unfavorable publicity his "obedience" had received in French-Canada since 1910, would certainly react against we, "regulars". We also informed Bro. Lepage that we had received assurances from Bro. Viaud, President of the Council of the Order, (which is the continental equivalent to Grand Master) and General Meunier, Grand Secretary of the G.O. that no attempt would be made to revive the Grand Orient in this jurisdiction. The then G.M. of our jurisdiction? M.W. Bro. Leslie Boyd, has copies of the correspondence exchanged at the time.

We also placed before Bro. Lepage the letters we had received from the
late Bro. Roumilhac, F.P.S., relative to the possibility of the G.O. entering into communication with the then Premier of England, Winston Churchill, for the purpose of having fraternal relations between France and England restored. At the time, I had advised that the then Premier of France and mayor of Lyons. Mr. Herriot, should take up the question with Hon. Winston Churchill - - but was informed, to my surprise, that the French Premier was not and had never been a Mason. I therefore advised Mr. Lepage that possibly that eminent French statesman, Mr. Paul Boncours, who IS a Mason, should correspond on this subject with Mr. Churchill. Mr. Lepage stated he would certainly follow up this possibility on his next visit to the Paris headquarters of his "obedience".

• In view of the fact that no masonic body throughout the wide world has suffered as much as the French for the crime of being Mason: - - - imprisonment in concentration camps, confiscation of property, extermination in the gas chambers of Dachau and Buchenwald, execution by firing squads, etc.; the views of England might possibly be altered, specially since the G.O. had greatly modified its own views as to the volume of the Sacred Law. Belief in a Supreme Being seems also to have undergone a change and I suggested Bro. Lepage should insist on the fact that at the time relations were broken between the G.L. of England and the G.O. of France, the G.M. of French Masonry was Rev. Mr. F. Desmons, a Protestant minister who certainly was no atheist and could not have countenanced atheism.

As a proof of the changed attitude of French Masonry, Bro. Lepage showed me several documents, summons, etc.. bearing as a headline the abbreviations (A.L.G.D.G.A. de l'U) "To the Glory of the Great Architect of the Universe". He also left with me photographs of the interior of "Volney" Lodge over which he presides, showing the altar at the foot of the Master's seat in the East, this being the position it occupies in English Lodges, and the big "G" hanging from the ceiling, as in our own Lodges.

Who knows, possibly because of Bro. Lepage's visit to us, a rapprochement may result between the strictly deistic Lodges such as we have in English-speaking countries and those of France. Germany seems to have fallen into the line, why not France?
C. H.

Editorial Note:—We have been informed that no less than five American Grand bodies and one Canadian (Manitoba) have extended recognition and entertain fraternal relations with the Grand Orient of France. If we understand American Jurisprudence correctly, all "Regular" Grand Bodies are enjoined not to extend fraternal relations to those Grand Bodies who have recognized bodies that do not make the belief in T.G.A.O.T.U. compulsory; the resulting situation would therefore seem quite complicated, more so than in the case of Negro Masonry of Prince Hall affiliation, which holds the same views as do the "regular" Grand bodies" relative to the G.A.O.T.U.

vendredi, avril 17, 2009

Les Francs-Maçons sont parmi nous

Article du périodique "VÉRITÉ", (Comité de vigilance canadien français), mai 1963

Les Francs-Maçons sont parmi nous...
LE DR JACQUES ROUSSEAU ACCUSE
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Rousseau_(botaniste)

"Vérité, Justice, quoi qu'il en coûte", voilà le but du Comité de Vigilance. C'est pourquoi nous ouvrons à nos lecteurs le dossier Jacques Rousseau.
Le Dr Jacques Rousseau est considéré comme un des rares savants canadiens-français qui ait atteint une renommée internationale. Il a publié plus de 450 (quatre cent cinquante) études scientifiques. Il est connu dans le domaine scientifique comme Le grand spécialiste international de la botanique. Plusieurs plantes portent son nom. Jacques Rousseau a reçu des distinctions honorifiques venues du monde entier.
Son frère (André) fut ministre à Québec dans le dernier gouvernement Lesage. Deux autres de ses frères sont morts pour la libération de la France comme officier dans la Canadian Army.
Le Dr. Rousseau ne fait pas de politique. Il n'est lié à aucun parti. C'est un homme de sciences, qui se veut honnête et objectif.

En novembre 1956, le Dr Jacques Rousseau était nommé directeur du Musée de l'Homme à Ottawa.
Le 28 février 1959, le Gouvernement de M. Diefenbaker le remerciait de ses services par décret-loi.
Le Dr Jacques Rousseau accuse... Il dénonce les groupes anglo-saxons et leur franc-maçonnerie; il explique que, pour parvenir à un poste élevé dans l'administration fédérale, il faut:
1. - Etre soi-même un franc-maçon;
2. - ou bien pactiser avec la franc-maçonnerie;
3. - ou encore réussir à se faire accepter par des "concessions" qui ressemblent fort à du léchage prolongé de bottes anglo-saxonnes... ou franc-maçonnes.

Le Comité de Vigilance vous livre le témoignage bouleversant de Jacques Rousseau.

"Idéal maçonnique". J'ai beaucoup d'amis anglo-saxons qui sont maçons. Et qui sont des plus décents. Ce qu'ils voient dans la maçonnerie, c'est l'idéal d'entraide. Mais que des arrivistes pénètrent dans la boîte, cet Idéal sera immédiatement tourné à leur avantage et forcément dirigé contre d'autres personnes.

1. Quand je me suis présenté à l'examen du service civil à la demande du gouvernement d'alors, afin de postuler le poste de directeur du Musée National, il s'est commis toutes sortes d'irrégularités dont le sous-ministre adjoint du ministère du Nord Ernest Côté, était le centre, et cela en vue de m'éliminer. Ernest Côté, que l'on soupçonne d'être membre de la maçonnerie, m'a alors dit: "La maçonnerie est contre vous." Deux ans plus tard, citant cette phrase à Roy Faibish, secrétaire du ministre du Nord, que je savais maçon (car il portait le bouton ad hoc à la boutonnière), celui-ci est entré dans une grande colère, comme s'il venait de découvrir un geste de trahison. Il m'a fait confirmer la phrase précitée, m'a dit d'être bien sûr que c'était Ernest Côté qui m'avait dit cela et non pas un autre. Puis il a ajouté: "Côté va en entendre parler".

2. L'Honorable Lesage, alors ministre du Nord et Côté m'annoncent que ma nomination se fera en deux étapes. On me nommera d'abord au rang de directeur de division, puis, quelques mois plus tard, on me donnera le rang de sous-ministre. En effet, si j'avais accepté d'aller à Ottawa, c'est uniquement avec le rang de sous-ministre. J'ai compris plus tard que c'était pour me donner le temps d'entrer dans le "club" approprié.

3. Le lendemain, de mon arrivée à Ottawa, Marius Barbeau insiste pour que j'aille à une réunion qui intéressait surtout le district métropolitain d'Ottawa et la galerie des Arts. Je rencontre là notamment un industriel important d'Ottawa, qui m'invite à déjeuner au cours des deux ou trois jours qui suivent. Au dessert, il m'offre d'abord de devenir membre du "club" Rideau puis d'entrer "In the group that has the whole Influence in government circles. We have a few French Canadians, and according to your qualifications and position, you are one eligible. I guarantee your admission." J'ai poliment décliné déclarant que je n'appartient à aucun groupe et que je ne suis pas intéressé non plus aux Chevaliers de Colomb et à l'Ordre de Jacques Cartier; que tout en ne mésestimant pas les intérêts de ces groupements et comprenant parfaitement que des personnes aspirent à en devenir membres, il se trouvait que la nature même de mon poste (directeur du Musée de l'Homme),
qui me demandait d'avoir des relations cordiales avec tous les groupes ethniques et religieux du pays, me suggérait de m'abstenir d'adhérer à un mouvement fermé. "Songez-y me dit l'industriel, c'est là que se trouve toute l'influence et cela est essentiel pour que vous montiez l'échelon supérieur (il n'y avait au-dessus qu'un échelon, celui de sous-ministre) et pour que vous ayiez la possibilité d'accroître vos revenus."

Depuis, deux maçons, l'un à Montréal, l'autre en Europe, m'ont spontanément dit que, "J'avais reçu une invitation à devenir maçon et que je l'avais déclinée". L'Européen a ajouté: "Dès lors je savais que vous ne resteriez pas". Le Canadien m'a dit (il y a quelques semaines à peine): "Dès lors vous étiez marqué et placé sur la liste des ennemis".

4. Quelques jours après le déjeuner avec l'industriel, mon subordonné Marcel Rioux, gendre de Marius Barbeau, vint me voir à mon bureau et me parla spontanément de maçonnerie en ces termes: "Ici, m'a t-il dit, il est important pour un directeur d'institution d'être de la maçonnerie. Le Père Lévesque est d'avis que nous avons le droit d'en faire partie dans ces conditions, même en tant que catholiques".

5. Au cours de cette conversation, Rioux me suggère d'entrer dans un mouvement qui a pour but "d'installer dans le Québec l'école laïque, d'éliminer le courant de superstition qui y règne et de renvoyer les curés à la sacristie, leur domaine". Maurice Lamontagne et (Eugène) Bussières, aujourd'hui du conseil des Arts, en font également partie. Rioux ajoute qu'il n'y a pas d'espoir tant que Duplessis est au pouvoir et qu'il faudra sans doute attendre cinq ou dix ans c'est-à-dire l'avènement des libéraux au pouvoir. Je lui réponds que les parents sont souverains dans l'éducation de leurs enfants. Que je serais prêt à aider les parents musulmans qui voudraient établir ici une école coranique. Je reconnais que les agnostiques ont le droit de donner un enseignement agnostique à leurs enfants. Si moi-même j'étais agnostique, mes enfants n'iraient certainement pas à la messe et dans les écoles dirigées par des communautés. Comme je paie présentement pour faire donner des cours privés et catholiques à mes enfants, je ferais de même pour les élever dans l'agnosticisme si tel était mon état d'esprit. A Rioux qui vient de se déclarer complètement athée, je me déclare surpris de constater qu'il envoie ses enfants dans des couvents catholiques au lieu des écoles publiques d'Ottawa et qu'il les fait aller à la messe. Il me répond que dans le contexte actuel, cela, s'impose pour ne pas avoir trop de difficultés.

6. J'ai refusé d'entrer dans les deux mouvements. À partir de ce moment, Barbeau et Rioux qui, jusqu'à mon arrivée à Ottawa m'invitaient à coucher et prendre des repas chez eux, ne m'ont plus jamais réinvité et sont devenus résolument hostiles à mon endroit. Quelques jours plus tard Rioux m'annonça son intention de partir pour l'Université de Montréal, où le recteur Lussier, parait-il l'invitait à devenir directeur de la Faculté des sciences sociales. Quant à Barbeau, il continua à quémander des faveurs personnelles, mais n'apporta plus la moindre collaboration. Rioux pour sa part s'occupa à me miner systématiquement auprès de Maurice Lamontagne, conseiller de Saint-Laurent. Au point que rencontrant un jour Saint-Laurent à une réception de l'ambassade d'Irlande lors de la St-Patrick, trois mois après mon entrée en fonction, Saint-Laurent me tourna brusquement le dos dès que j'eus mentionné mon nom. Je tiens à ajouter que c'est Saint-Laurent qui s'était dirigé vers moi la main ouverte, m'invitant à décliner mes noms et titres par la question: "Monsieur?" m'ayant pris apparemment pour un diplomate étranger.

7. Avant que je ne prenne mon poste, ma nomination eut lieu le 15 novembre et mon entrée en fonction le 1er janvier 1957, Rioux me téléphone à Montréal pour me dire que le sous-ministre adjoint, Ernest Côté, l'archéologue Macneish et lui-même, Rioux, avaient décidé de faire congédier un archéologue du nom de Thomas Lee, que je n'avais jamais rencontré. Si j'étais d'accord, Côté ferait rédiger la recommandation par Macneish et Russell (directeur du Musée d'Histoire Naturelle et directeur intérimaire du Musée de l'Homme). La raison était que Lee ne "voulait pas collaborer avec ses collègues." "Ce n'était pas, ajouta Rioux, une question qui demandait en soi une solution urgente, mais on voulait profiter de l'occasion. Comme il était anglo-saxon et moi canadien-français, Je ne porterais pas l'odieux fardeau d'avoir congédié une personne de l'autre groupe ethnique. De toute façon, ajoutait Rioux, si la chose ne se fait pas immédiatement, je découvrirais à mon entrée en fonction que la chose s'impose et j'aurais à prendre cette décision."

Je m'y suis objecté et j'ai déclaré que je prendrais mes responsabilités. Et au surplus je m'objectais à ce que l'on congédie qui que ce soit pendant les 45 jours entre ma nomination et mon entrée en fonction, à moins qu'il ne survienne des faits nouveaux, scandales, etc... exigeant une action rapide. Ne connaissant pas encore Rioux, et Macneish, j'étais persuadé qu'ils avaient raison et que j'aurais à congédier Lee. J'ai donc commencé l'enquête le jour même de mon arrivée au bureau le 2 janvier 1957. J'ai découvert que les accusations contre Lee n'étaient pas fondées; qu'il était l'archéologue le plus habile du pays; qu'il avait fait les plus grandes découvertes archéologiques au Canada et que cela lui avait valu l'animosité de Macneish, et d'un autre archéologue du Musée, un ambitieux du nom de Taylor qui incidemment avait reçu de Lee sa première formation archéologique. J'ai découvert que Lee, au lieu de faire de la manie de la persécution, comme on me l'avait dit, était effectivement persécuté. A la suite de mon départ, Lee donna sa démission sachant qu'il n'avait aucune chance. Le sous-ministre Côté d'ailleurs avait tout fait pour déconsidérer Lee auprès de moi, en présentant des rapports mensongers.

8. Il est important ici de parler de Macneish, l'archéologue. C'est un ancien boxeur de Chicago, un champion poids plume. Il n'en faut pas davantage pour savoir qu'il a fréquenté la pègre, puisque ce sport professionnel, comme la lutte, est entre les mains de la pègre. Homme d'aucune éthique. Ivrogne invétéré, faisant des propositions à toute femme qu'il trouvait jolie. Aucune éthique professionnelle: il falsifiait les comptes et même les données scientifiques. Le ministre savait cela. J'en ai parlé un jour au secrétaire du ministre, Roy Faibish, et il m'a déclaré: "Pour aucune considération, Macneish ne peut partir. Et comme il ne s'entend pas avec Lee, c'est Lee qui doit partir. Or je savais que Faibish était maçon. Un jour, dans mon bureau, le boxeur archéologue, Macneish, que je venais de prendre en flagrant délit d'irrégularité lève les poings contre moi; mais n'a pas réussi à me toucher uniquement parce que le pupitre nous séparait et qu'il était trop petit. Il y avait un témoin de la scène. A la suite de cela, Ernest Côté m'a déclaré que puisque il y avait mésentente entre moi et mon subordonné Macneish je devais partir.

9. Je recommande un jour la promotion d'un irlandais catholique. Il remplissait effectivement un poste mais on ne lui donnait pas le traitement approprié. "Ces gens-là, me déclare Côté, sont nos ennemis". Si la personne en question avait été de la maçonnerie, la promotion se serait faite. J'en ai eu la confirmation quand on a essayé de m'imposer un maçon, incompétent d'autre part. Aucune recommandation du directeur du Musée n'était suivie. On allait toujours à l'encontre.

10. Un jour on me convoque d'urgence devant le service civil parce qu'un candidat pour un poste supérieur du Musée était par hasard de passage en ville et qu'on voulait profiter de l'occasion pour procéder à l'examen et lui éviter ainsi des frais. J'ai su au cours de la réunion subséquente que ses frais de déplacement avaient été payé par la Commission du Service civil. La personne en question s'est présentée à l'examen avec insigne de maçonnerie, le triangle et l'équerre, grand modèle (environ, deux ou trois pouces de haut) épinglé au veston. Tous les autres membres du jury, les membres du service civil et le directeur du Musée d'Histoire naturelle, le trouvent merveilleux et veulent l'engager séance tenante. Et pourtant, le candidat s'était conduit comme un idiot. A ce moment, je produit une lettre de la direction du British Museum auprès desquels je m'étais renseigné après avoir appris par une indiscrétion que l'on envisageait la nomination de cette personne. L'auteur de la lettre déclarait que celui qui avait porté un jugement sur le candidat et qui était l'une des plus grandes autorités des musées d'Angleterre était: "most emphatic in recommending us not to employ that man".

11. Invité par Diefenbaker à passer à son bureau (alors que j'avais demandé l'entrevue en mentionnant que je n'avais que deux matinées à ma disposition, ce qui était peut-être impertinent), Diefenbaker me demande brusquement après 50 minutes de conversation: - "What is this sex affair that is reproached to you". Je sursaute et bondis d'indignation devant un tel mensonge. "Mais dit-il, c'est l'affaire qui vous est reprochée dans le rapport du sous-ministre".
-"Mais répondis je, je ne l'ai jamais vu ce rapport du sous-ministre et l'on refuse même de me dire quelles accusations sont portées contre moi. Elles sont m'a dit le sous-ministre Robertson, confidentielles." Diefenbaker a alors changé de sujet, me déclarant que je suis peut-être injustement attaqué, mais qu'il n'est pas capable de faire enquête par dessus ses ministres et qu'il doit leur laisser leurs responsabilités. Quelques heures plus tard, Roy Faibish, secrétaire du ministre Alvin Hamilton alors ministre du Nord, me téléphone, indigné, presqu'en pleurant, me déclarant que lui et son ministre venaient, de se faire engueuler par Diefenbaker et que cela pourrait avoir pour eux des suites fâcheuses.

12. J'ai demandé à la même époque une entrevue à Robertson, avec la direction du corps syndical auquel j'appartenais. J'ai demandé à voir et lire séance tenante le rapport contre moi.Robertson me déclare que le rapport comme les accusations sont confidentiel. Le groupe syndical s'est très mal comporté, ne posant que des questions de routine et évitant d'intervenir pour appuyer cette demande. A cette entrevue, Roy Faibish secrétaire du ministre Alvin Hamilton était présent et portait avec morgue son insigne maçonnique, grand modèle semblable à celui qu'avait porté le candidat à l'examen du service civil.

13. alors que j'étais établi en France à la Sorbonne, le secrétaire d'un député qui m'était sympathique, mais qui semblait appartenir à la maçonnerie, un chef de parti alors (Hazen Argue), m'a fait dire que je ne devais jamais essayer de revenir au Canada "that I would be crucified" et que même les institutions canadiennes françaises me seraient fermées. Effectivement, au moment même où McGill était prête à me nommer, l'affaire est tombée brusquement. Même chose à l'Université de Montréal. A Laval on a tenté également de m'empêcher d'être nommé et n'était Mgr Vachon, la nomination ne se serait pas faite.

14. L'Honnorable Chevrier, qui parmi les anglo-saxons d'Ottawa à la réputation d'être un franc-maçon notoire à écrit à mon frère (qui a été ministre libéral à Québec) que lui et son parti refusaient de faire quoi que ce soit en ma faveur parce que "j'avais montré peu de sympathies à certains des leurs". Or ces seules personnes étaient Macneish, qui n'a rien à voir avec le parti libéral, le sous ministre Côté qui comme fonctionnaire n'avait pas à prendre partie dans la politique qui de l'aveu même de Roy Faibish avait trahi les libéraux en livrant des renseignements au cabinet conservateur, et Marcel Rioux, un fonctionnaire (qui il est vrai continuait à faire de la politique libérale même sous le règne conservateur) Les autorités du ministère le savaient, mais cette activité était dirigée uniquement contre l'Union Nationale et surtout Maurice Duplessis. Enfin, Marius Barbeau, considéré par tous les gens d'Ottawa comme maçon et n'appartenant à aucun parti. Les amis dont parlait Chevrier semblent donc des gens du "club" plutôt que des gens du parti. Si Barbeau s'est rebellé contre moi, c'est uniquement parce qu'il demandait des faveurs inadmissibles telles un octroi de crédits aux dépens des membres du musée, supprimer la publication de travaux de membres du personnel pour publier plus de ses propres travaux. , etc...

15. Je siège un jour avec le service civil pour le choix d'un officier administratif au Musée. De l'avis des membres anglo-saxons du jury, un canadien-français, M. Edgar Charron est le seul ayant les qualifications requises, J'accepte leur jugement et Charron est nommé. Quand j'apprends la nouvelle à Ernest Coté, il entre en furie et déclare que j'aurais dû bloquer cette nomination: "N'oubliez pas que vous et moi sommes des canadiens français et que nous n'avons pas intérêt à en nommer d'autres."

16. Après mon départ, le ministre Alvin Hamilton réunit les fonctionnaires supérieurs de son ministère, tous anglo-saxons (Je tiens le renseignement d'un témoin anglo-saxon) et déclare qu'il leur a rendu service en se débarrassant de moi, que les raisons de mon départ ne sont pas celles invoquées, qu'il a réussi à museler tous les journaux du pays sauf deux et qu'il compte à brève échéance prendre les moyens pour faire taire les membres du parti CCF qui ont pris ma défence. "Comme je vous ai aidé, dit-il il va falloir que vous m'aidiez en engager au moins quelques fonctionnaires subalternes de langue française pour montrer à l'électrat "qu'Ottawa" n'est pas contre la province de Québec.
Dr Jacques Rousseau.

mercredi, avril 08, 2009

Autres preuves de liens entre le GODF, le MLQ et la Ligue des Droits et Libertés, etc.

(voir aussi dans la même veine: la médaille maçonnique de René Lévesque)

Article du journal :
Dimanche Matin, 5 mai 1985

Par Jacques Francoeur

Fourré partout Même si ça vous choque...

Les choses ont bien changé: le
Grand maître des francs-maçons
sera accueilli un peu partout.

Il n'y a pas si longtemps, le Québécois hésitait à afficher qu'il était un franc-maçon.
Aujourd'hui, les choses ont bien changé. On accueillera à bras ouverts à Montréal, cette semaine, Roger Leray, président du Grand Orient de France à l'occasion du 10e anniversaire de la Loge Montcalm de Montréal.

Le Grand Orient de France regroupe 32 obédiences maçonniques appartenant à la "Franc-maçonnerie démocratique et libérale dans le monde". Le Grand Orient de France existe d'ailleurs au Québec depuis 1892 lors de la fondation à Montréal de la Loge Emancipation.

Mercredi midi, M.Leray prononcera une causerie au Club St-Laurent Kiwanis et, mercredi soir à l'Université de Montréal sous les auspices de la Société de philosophie. Il rencontrera également les dirigeants du mouvements laïcs québécois, de la Ligue des droits et de la liberté, de Jeunesse Canada Monde, etc.

M. Leray réaffirmera que "comprendre ce qu'est la franc-maçonnerie des francs-maçons "qui sont à la "recherche de la Vérité". Il rappellera que le Grand Orient de France, dont fait partie la Loge Montcalm, "n'est pas une secte religieuse ni un club politique. En y adhérant, le nouveau membre ne renonce à aucun de ses droits ni aucunes de ses convictions".
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le matin, Montréal, mercredi 4 mars I987 p.11
SOCIÉTÉ
Qui sont les francs-maçons québécois ?
Les francs-maçons à l'Hôtel de ville

"le franc-maçon moderne et québécois s'intéresse surtout aux droits de l'homme, et préfère militer dans des mouvements comme la Ligue des droits de la personne. Amnistie Internationale, ou le mouvement laïque."

mardi, mars 31, 2009

Dossier: MLQ et Franc-Maçonnerie

Rencontre du MLQ avec la franc-maçonnerie, brochure "Laïcité", printemps 1990 p8 (vol 11 n2)
Publicité d'une loge maçonnique dans la brochure "Laïcité" du Mouvement Laïque Québécois, printemps 1993 p2 (Vol 13 no 1)

(un vieux post avec de nouvelles infos)

Archives de la brochure "Laïcité" du MLQ:
http://fr.calameo.com/accounts/23885

Allez sur le site du registraire des entreprises du Québec lien,
ensuite cliquez sur "services en lignes", et ensuite sur l'onglet "2 rechercher au registre des entreprises", ensuite cliquez sur la colonne de gauche "Rechercher au fichier central des entreprises FCE (avant 1994)".
Maintenant lancez votre recherche pour "mouvement laique québécois".
Vous allez découvrir que pour l'année 1977, le MLQ avait pour GÉRANT GÉNÉRAL, un certain HUBERT JEAN VALCKE. Or nous avons déja parlé ici de ce monsieur au nom peu commun, puisqu'il est aussi le webmaster du site de l'obédience maçonnique "le Droit Humain" en plus d'être secrétaire administrateur de la loge "Émancipation" et de la loge "Liberté". lien
En 1993, il était aussi le président exécutif du MLQ.
http://www.mlq.qc.ca/vx/2_histoire/anciensCN.html

Mais ce monsieur n'est pas le seul maçon membre du conseil national du MLQ.
En effet, Jacques G. Ruelland est un auteur et haut gradé la Grande Loge du Québec. Il a écrit des ouvrages sur l'histoire maçonnique du Québec.
Jean-Paul de Lagrave (historien), franc-maçon à la loge (maintenant défunte) Fleury Mesplet, de la grande Loge de France à Montréal.
J-Z LÉON PATENAUDE, fondateur du Grand Orient du Québec, était lui aussi de son vivant un membre important du MLQ. Il était responsable des relations publique au MLQ. Il fut le premier québécois de l'époque moderne à être initié au Grand Orient de France.
Un autre maçon est Robert Latulippe, administrateur au MLQ et ex-fondateur de l'O.T.O (ordre du temple oriental).
Daniel LAPRÈS, journaliste au journal La Presse et franc-maçon de la loge Jean T. Désaguliers No. 138. Il écrit aussi des articles pour le journal du MLQ. lien

Notez aussi que le membership du MLQ est presque composé des même personnes que le mouvement des "Sceptiques", la Fondation Humaniste, et le mouvement "Brights" section Québec...Les administrateurs du MLQ sont aussi très près ou même membres du Parti Québécois et des grandes centrales syndicales.

D'ailleur le site internet du Grand Orient Du Canada http://www.godc.ca/pages/liens.htm donne une liste d'organismes solidaires de leur cause: Ligue des Droits et Libertés, Mouvement laïque Québécois, Info-Sectes....

mardi, décembre 16, 2008

Le siège social de la révolution tranquille?

uCliquez sur l'image pour mieux voir

Tout d'abord, trois citations pour souligner l'importance des organismes qui siègeaient au 3405 Saint-Denis à Montréal:

"Ce que nous avons appelé la Révolution tranquille est un événement datable. Cela ne veut pas dire qu'il s'est produit spontanément. Il avait été préparé souterrainement. Un immense travail de réflexion s'était effectué durant la décennie 1950. Pensons au journal Le Devoir; à l'action syndicale des Gérard Picard et Jean Marchand; à Cité Libre; à l'Institut canadien des affaires publiques"
-Texte de Jean-Paul Desbiens (le Frère Untel) dans le Devoir du 5 septembre 2006

"D'abord que Radio-Canada était effectivement le centre névralgique du réseau des intellectuels québécois qui l'utilisaient pour diffuser une pensée critique et non conformiste. Les composantes subsidiaires de ce réseau étaient Le Devoir, Cité Libre, l'Institut canadien des affaires publiques et la CTCC."
-André Laurendeau et le destin d'un peuple, Montréal : Québec/Amérique, Éditeur, 1983

"Dans les années cinquante, trois mouvements se combinent pour former la véritable opposition au régime duplessiste : le Refus global, Cité libre et l'Institut canadien des affaires publiques. (...) Celui-ci est la contrepartie du Canadian Institute of Public Affairs et s'inscrit dans la descendance de l'Institut démocratique du sénateur Bouchard. [note antimaçon: FM notoire de l'Émancipation] Il est appuyé par le gros des intellectuels, les syndicalistes, tous les libéraux, en somme tous ceux qui s'opposent à Duplessis."
-MARCEL RIOUX, Entre l’utopie et la raison Montréal: Les Éditions Nouvelle Optique, 1981


L'image du haut provient de l'annuaire Lovell de Montréal pour l'année 1963 pour le 3405 Saint-Denis à Montréal.
Lien document .pdf
http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/lovell/

On voit très bien que la revue Cité Libre de Pierre-Elliot Trudeau était publiée dans le même édifice appartenant à la famille du futur sénateur libéral Jacques Hébert. Cet édifice abritait aussi la Ligue des Droits de l'Homme, fondée par Trudeau, Hébert, René Lévesque, Jean-Charles Harvey et le chef maçonnique J-Z Léon Patenaude. Ce lieu servait aussi pour tous les organismes fondés par le franc-maçon du GODF J-Z Léon Patenaude. Comme par exemple L’Institut canadien des affaires publiques qui a joué un rôle fondamental pour préparer la révolution tranquille. Tandis que les Éditions du Jour publieront les oeuvres des plus grands écrivains québécois de l'époque. Comme par exemple: Yves Thériault, Victor-Lévy Beaulieu et Marie-Claire Blais. Bref tous ces organismes qui se réunissaient au 3405 Saint-Denis ont influencés profondément le cours de la "Révolution Tranquille" au Québec.
Cet édifice était probablement aussi le siège social du Grand Orient De France au Québec à l'époque...

Rappel: En 1963, J-Z Léon Patenaude était initié à la loge "L'étoile Polaire" de Paris (source: le livre "J-Z Léon Patenaude et l'histoire", La Sarre, 1993).
Le 7 mai 1985 le sénateur libéral Jacques Hébert recevait une médaille maçonnique à la loge Montcalm de Montréal (en même temps que le premier ministre René Lévesque).
Lien.

La Ligue d'action civique fut le parti du maire de Montréal, Jean Drapeau, de 1951 à 1957.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_d%27action_civique
Jean Drapeau avait reçut sa médaille maçonnique lors de la visite officielle du Grand Maître Jean-Pierre Prouteau a l’hôtel de Ville de Montréal en février 1975.

L’Institut canadien des affaires publiques
Pierre Elliot Trudeau y donne une conférence en 1954:
http://archives.radio-canada.ca/politique/langue_culture/clips/12901/

Cinq ans avant Les Insolences du frère Untel, Pierre Dansereau, de l'Institut canadien des affaires publiques remet en question le système d'enseignement des Canadiens français (contrôlé alors par le clergé).
http://archives.radio-canada.ca/emissions/342/

Les adresses subséquentes de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH):

En 1963, Ligue des droits de l'homme : 3405 St-Denis.
En 1968/69, le Mouvement Laïque de Langue Française (MLF) et la LDH partagaient la même adresse: le 8517 St-Laurent à Montréal jusqu'en 1970/71.
1971/72, 3411 Saint-Denis.
1972/73, 409 Sherbrooke est.
1974/75, 300 Square Saint-Louis.
1977/78, 3836 Saint-Hubert (colocataire d'amnistie internationale en 78/79)